04/07/2012


Erwan Tabarly - Solitaire du Figaro : Retour sur la 2e étape d’Erwan Tabarly

Arrivé dans la nuit, Erwan Tabarly s’est reposé et revient sur cette deuxième étape de la Solitaire du Figaro entre Gijon et St Gilles Croix de Vie. Malgré sa belle 4e place, le skipper de Nacarat est déçu de sa manche, lui qui avait viré ...

... la bouée de dégagement en 3e position. Au classement général, la casse est limitée, Erwan accuse 1h04 minutes sur Yann Eliès, le leader, mais n’est qu’à 30 minutes du podium. Tout reste encore possible pour Nacarat, et Erwan va mettre un point d’honneur à réussir la troisième et dernière étape afin d’accrocher au minimum le podium au général. Et pourquoi pas la victoire d’étape… 

Le départ à Gijon 

« J’avais dit qu’il fallait faire un bon départ, je l’ai fait, je suis très content ! Il faut que je refasse la même sur la 3e étape ! J’ai eu un peu de réussite car j’étais enfermé sur la ligne, je ne suis pas parti lancé, j’étais mal placé, mais au final tout le monde était un peu bloqué. Je passe 3e à la bouée Radio France puis je décide d’aller dessous. J’étais avec Cercle Vert et Generali, on a tiré la barre et choisi de faire de la vitesse plutôt que de grimper dans l’ouest. C’était un petit pari, car je savais que le vent allait mollir et revenir par devant. On a réussi à s’en sortir mieux que les autres car dans la molle nous n’avons pas été plus ralentis que l’autre partie de la flotte. Nous avons bien réussi à glisser dessous, c’est exactement pour cette phase que je voulais passer dessous après la bouée Radio France. En effet, si j’étais parti dans l’ouest dès le début, j’aurais été du mauvais côté quand le vent serait rentré. » 

Cercle Vert et Generali se font la belle 

« Ensuite je me suis fait lâcher par Gildas Morvan et Nicolas Lunven lorsque nous avons de nouveau touché du vent après la pétole. Ils m’ont collé 2 milles… Le vent était instable et venait de devant, le petit 100 mètres ou 200 mètres d’avance qu’ils avaient pouvait se transformer en gros écart… J’étais déçu parce que je n’étais vraiment pas loin d’eux et ils m’ont vraiment distancé. Mais j’ai pu faire la même chose à certains bateaux proches de moi. » 

Manque de sommeil à l’Occidentale de Sein 

« Nous sommes remontés sous spi et j’ai perdu du temps à l’atterrissage à l’Occidentale de Sein. Je pensais qu’avec le courant il fallait plutôt aller à gauche du plan d’eau, mais certains bateaux, qui ont empanné avant, ont réussi à glisser sur la droite. J’aurais dû empanner, j’ai fait un mauvais choix à ce moment-là. En même temps, le reste de la flotte revenait par derrière, il est donc difficile de savoir quelle est la part du mauvais choix. C’est là que Yann Eliès me double : on lofe et il me passe devant. Je pense que j’étais un peu fatigué, je n’aurais jamais dû me faire dépasser à cet endroit. Juste après le passage de la bouée, j’ai mis du temps à me régler sur l’autre bord et j’ai perdu 100 mètres bêtement. Je n’ai jamais réussi à le reprendre, il était vraiment plus rapide. Cela m’a peut-être coûté le podium… » 

Tout droit jusqu’à St Gilles 

« Après Sein, il y avait pas mal de courant et donc des bêtises à ne pas faire pour ne pas perdre un mille bêtement. Je suis content, je n’ai pas trop mal géré. Ensuite, c’était un bord tout droit de 100 milles jusqu’à St Gilles. Pendant ces longues phases de reaching, j’en ai profité pour me reposer. La première nuit j’avais dormi 2 ou 3 fois 10 minutes, pas autant que je ne l’aurais souhaité. C’est peut-être à cause de ça que je me suis fait reprendre par Yann. » 

4ème à St Gilles 

« Finalement j’arrive 4e à St Gilles Croix de Vie, je ne suis pas très satisfait parce que je vire la bouée Radio France en 3e position, c’est une place de perdue. Ma déception est là. Je pensais que nous allions mettre de l’écart avec ceux de derrière, ça n’a pas été le cas, notamment parce que le vent est revenu à l’arrivée. Je suis également frustré parce que je n’ai pas réussi à partir avec Generali et Cercle Vert, nous étions à trois dans la première option, j’aurais dû être avec eux devant. » 

Accrocher le podium à Cherbourg… Et plus si affinités 

« Au classement général je ne perds que 5 minutes. Mais le problème c’est qu’il ne reste qu’une manche ! Il fallait vraiment récupérer du temps, cela n’a pas été le cas. J’ai une heure de retard sur le premier, ça se complique pour la suite. En revanche je suis à 30 minutes du podium, il est peut être accessible grâce la physionomie du parcours entre St Gilles et Cherbourg. Tout est toujours possible. Accrocher le podium à Cherbourg serait une très grande satisfaction, même si j’ai toujours des espoirs de victoire. La première place de Yann Eliès semble acquise, vue sa vitesse. On verra le vent que nous aurons sur le parcours, surtout qu’il y a beaucoup de passages à niveaux. Je vais évidemment tout faire également pour remporter cette troisième étape ! » 

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