27/04/2012


François Gabart - « Le compte à rebours est lancé »

Le sprint vers le Vendée Globe est lancé ! Trois mois après la victoire sur la Transat BtoB, le 60 pieds MACIF a été mis à l’eau jeudi 22 mars à Port-la-Forêt, après un chantier hivernal placé sous le double signe de la réparation et de l’optimisation.

Pour François Gabart, il est désormais temps de ne penser qu’à une seule chose : naviguer encore et toujours ! Entretien… 

Le bateau MACIF sort d’un hiver au chaud chez CDK à Port-la-Forêt, en quoi a consisté le chantier d’hiver ?

François Gabart :

« Le bateau est tout neuf, il n’a été mis à l’eau qu’au mois d’août dernier, nous avons eu quatre mois de navigation dont deux transatlantiques, ce qui signifie beaucoup d’apprentissage pour l’équipe technique sur ce qui tient, ce qui ne tient pas, sur ce qui marche bien, ce qui marche moins bien. Nous avons fait un débriefing à la fin de la BtoB pour d’abord effectuer des réparations et puis ensuite, essayer d’améliorer certains points. La vie d’un bateau, c’est d’évoluer dans une optique de performance et de développement. Chaque navigation nous permet de mieux comprendre le bateau et chaque phase de chantier nous permet de le faire progresser. Aujourd’hui, MACIF est différent de ce qu’il était à la mise à l’eau, il le sera encore dans un an après le Vendée Globe. » 

Améliorer le bateau, ça veut dire quoi ?

François Gabart :

« Il y a forcément des choses dont on ne peut pas parler, on les garde pour nous, il y en a d’autres qu’on ne cache pas, elles sont sues de tout le monde, je pense notamment à nos problèmes de structure sur la Transat Jacques Vabre. Des cloisons ont cassé, on les a réparées et modifiées, elles sont aujourd’hui plus solides et plus fiables dans l’optique du Vendée Globe qui sera très sollicitant pour le bateau. » 

Le 60 pieds MACIF est-il désormais plus performant qu’en 2011 ?

François Gabart :

« C’est évident que MACIF est désormais plus performant, il a progressé et il est encore meilleur dans le sens où j’ai appris à m’en servir. Je le connais beaucoup mieux, je suis capable de le pousser plus loin, de le faire avancer beaucoup plus vite. Le tandem a progressé, comme les autres concurrents car personne n’est statique, mais nous faisons partie des équipes qui se sont le plus améliorées en fin d’année 2011 parce que nous ne partions de rien. Nous avons bien appris sur ces deux transats en navigant dans différentes conditions météo. » 

Comment avez-vous vécu cette deuxième mise à l’eau en moins d’un an ?

François Gabart :

« C’est la mise à l’eau de l’année du Vendée Globe, donc vraiment la toute dernière ligne droite avant cette grande boucle. On est à quelques mois du départ, ça arrive, c’est une étape de plus vers cette course mythique. Le compte à rebours est déjà lancé, avec un planning assez serré, ce qui signifie qu’il ne faut pas trop s’éparpiller. Surtout, je vais enfin naviguer aujourd’hui, ça commençait à me manquer. J’aime bien les phases de chantier, c’est techniquement et intellectuellement très intéressant, mais je suis ravi de pouvoir repartir sur l’eau, de ressentir le bateau, d’avoir le vent dans les voiles, ce qui est quand même la base de notre passion. » 

Quel est l’état d’esprit par rapport à la première mise à l’eau ?

François Gabart :

« Aujourd’hui, toute une partie du travail est déjà faite, donc là, on attaque tout de suite dans le vif du sujet. S’il y a des conditions de vent fort quelques jours après la mise à l’eau, on sera prêt à y aller, on est dans une nouvelle phase de développement du bateau, dans une autre optique, on le connaît mieux, on a davantage confiance, ça nous permet d’aller vers des notions d’entraînement plus avancées en vue du Vendée Globe. » 

Demandez le programme de la saison 2012 ! 

Quand François parle de « planning assez serré », ce ne sont pas des paroles en l’air ! Mis à l’eau le 22 mars, MACIF naviguera dès ce mardi 27 mars pour les premiers réglages, puis à l’occasion du premier stage IMOCA prévu avec le Pôle Finistère Course au Large du 3 au 5 avril. 

La suite ? Cap sur Istanbul, d’où sera donné le 5 mai le départ de l’Europa Race. Trois étapes sont au programme, deux en équipage, entre Istanbul et Barcelone, puis Barcelone et Istanbul, la dernière en solitaire, à destination de La Rochelle pour une arrivée le 6 juin, où François attend de nombreux collaborateurs et sociétaires de la Macif, conviés après l’arrivée pour des journées de navigation à bord du monocoque de 60 pieds. « On aura ensuite une période très importante, de mi-juin à fin juillet, où je vais beaucoup naviguer, ce sera de l’entraînement concret pour le Vendée Globe. » Fin juillet, place au chantier d’été d’un mois destiné à mettre définitivement le bateau en configuration tour du monde, après quoi, « on aura un mois et demi d’entraînement avant le grand oral, la course-phare, l’Everest des mers ! » 

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