06/02/2015


Bernard Stamm / Jean le Cam - Ca dépote au sud de l’Australie !

Bernard Stamm l’avait dit, cette semaine, « pas de calme après la tempête ».

Jacques Vapillon 

Depuis la fin du fort coup de vent des ex-cyclones tropicaux descendus sur la route des leaders de la Barcelona World Race, c’est avec un flux d’ouest soutenu que Cheminées Poujoulat et ses poursuivants les plus proches progressent depuis 48 heures. Cela leur permet de cavaler à vitesse grand V en bordure de la zone d’exclusion des glaces. Et la bonne nouvelle, outre le fait qu’aujourd’hui ils ont doublé la longitude du deuxième grand cap du parcours, le Leeuwin, au sud-ouest de l’Australie, c’est que ça va continuer de filer bon train plusieurs jours encore. 

« Ca pulse et ce n’est pas prêt de s’arrêter et ça, c’est franchement pas mal ! », lâchait Bernard Stamm, peu après avoir empanné derrière un front ce matin, manifestement content de voir sa machine avancer entre 16 et 18 nœuds de moyenne depuis plus de deux jours et de savoir qu’elle va continuer d’avaler les milles en masse jusqu’à son entrée dans l’océan Pacifique, au moins. « Nous sommes actuellement dans la traine que nous allons garder pendant encore deux jours, je pense, avant de négocier une dorsale et de nous retrouver devant un nouveau front qui va nous rattraper dans cinq ou six jours. Nous sommes sous trinquette avec un ris dans la grand voile. Il y a une bonne vingtaine de nœuds de vent et surtout, il fait beau ! Ca fait du bien car ça change du plafond à 25 mètres que nous avions depuis plusieurs jours », a détaillé le navigateur suisse, qui s’attend à accélérer encore dans environ 48 heures, une fois qu’il aura empanné. « Dès lors, ce sera vraiment de la vitesse pure. On ira pleine balle ! », a annoncé le skipper de Cheminées Poujoulat, qui vient de franchir la longitude du cap Leeuwin. 

Premier à Bonne Espérance, premier à Leeuwin 

« Quand on est en mer, on ne réalise pas toujours ce genre de truc, surtout quand on est à plusieurs centaines de milles au sud du fameux cap, comme cela est notre cas. En fait, ce qui nous importe le plus, c’est la zone des glaces. Nous faisons en sorte de naviguer au plus près d’elle en veillant toutefois à garder une petite marge de sécurité dans le cas où il y aurait des contre-bords à faire. Le point positif, c’est que plus nous allons avancer, plus cette zone va s’incliner, passant de 46° sud à plus de 51° sud  sous  la Nouvelle-Zélande, et même plus bas ensuite. Cela va donc nous éviter de tirer des bords, mais, aussi et surtout, cela va ouvrir un peu le jeu », se réjouit Bernard qui, avec Jean Le Cam, devrait être mieux positionné que le duo de Neutrogena (Guillermo Altadill – José Munoz) dans les jours qui suivent car s’il arrive à bien glisser, il ne sera, lui, pas obligé d’empanner. « Le programme à venir s’annonce sympa mais il ne faut pas oublier de se reposer pour autant car clairement, la fatigue commence à se faire sentir » avoue le skipper de Cheminées Poujoulat, bien décidé à rapidement porter son avance une nouvelle fois au dessus de la barre des 200 milles sur son dauphin. 

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