10/11/2010


Lalou Roucayrol - Patience et longueur de temps... Font plus que force ni que rage !

Ce proverbe de La Fontaine doit résonner dans la tête de Lalou Roucayrol depuis déjà quelques heures. Le trimaran Région Aquitaine – Port-Médoc, qui mène la flotte des Multi 50 depuis maintenant plusieurs jours, se trouve ralenti dans ...

... sa progression à 700 milles de la ligne d'arrivée de Pointe à Pitre. Bénéficiant d'une avance de 100 milles sur son poursuivant Lionel Lemonchois (Prince de Bretagne), Lalou sait que les derniers jours de course vont être éprouvants. 

Comme prévu, le skipper de Région Aquitaine – Port-Médoc va devoir s'armer de patience avant de déguster le Rhum de l'arrivée ! En effet, le vent a décidé d'être aux abonnés absents pour les derniers milles de cette Route du Rhum – La Banque Postale. Le petit temps n'est pas l'ami des marins, et encore moins de Lalou ! 

En effet, le skipper doit être aux aguets pour réussir à attraper le moindre coup de vent, ou le moindre grain, lui permettant d'afficher des vitesses plus élevées au compteur. Et la situation n'est pas prête d'évoluer, comme l'explique son routeur Eric Mas de Météo Consult : « la situation météo est extrêmement confuse et il est impossible de créer une stratégie à long terme. Il y a très peu de vent et Lalou doit être très vigilant. Nous devrions y voir un peu plus clair dans les prochaines 24 heures, mais il n'y a pas d'options très intéressantes d'ici là. » 

Extrait de la vacation du jour :

« Ce n'est pas la joie. Il n'y a pas de vent. Le pire, c'est que ça ne va pas aller en s'arrangeant et que ce n'est pas ce que je pensais avoir comme conditions. Du coup, ça me contrarie. C'est comme ça depuis une heure du matin. Le passage du front n'est pas franc, c'est assez bizarre. Je devrais quasiment en être sorti mais ce n'est pas le cas. Je pense en avoir pour encore un moment.
Pour les deux jours qui viennent, il n'y a pas beaucoup de gradients. Il y a beaucoup de pétole devant et cela ne fait pas mon affaire. La vraie pétole, c'est aussi fatiguant que le gros temps car on est tout le temps en train de batailler pour changer les voiles, pour gagner le petit nœud de vent en plus. Lionel Lemonchois (Prince de Bretagne) revient au classement. Je ne suis pas très surpris. Son bateau fait partie de la nouvelle génération. On ne joue pas avec les mêmes capacités de bateau. Mes adversaires directs sont Philippe Laperche (La mer révéle nos sens), Erik Nigon (Axa Atout Coeur pour Aides) ou Erwan Leroux (FenêtréA Cardinal). Mais bon, il reste encore des options à prendre et encore des milles à parcourir. Je reste donc optimiste. » 

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