13/10/2011


Lionel Lemonchois - Dernière ligne droite avant la transat Jacques Vabre

Si le dicton dit « Octobre le vaillant, surmène le paysan », on pourrait facilement transposer l'expression aux marins. En effet, le rythme qui cadence les journées de l'équipe Prince de Bretagne ces dernières semaines n'est surement pas ...

... très éloigné de celui tenu par les agriculteurs Prince de Bretagne en ce début d'automne. Morceaux choisis du « calendrier vaillant » : mise en chantier, lifting d'automne, mise à l'eau, navigations, nouveau bateau, nouvelle mise à l'eau, convoyage, entraînement Multi50, navigations clients, navigations presse, mise au sec Maxi, convoyage pour le Havre, Stand-by et enfin : DÉPART, deux hommes, l'Atlantique et des envies de victoire. 

Les agriculteurs Prince de Bretagne pourront bientôt compter sur un nouveau bateau et se lancer dans de nouveaux challenges avec toute l'énergie et les valeurs fortes de réussite et de travail bien fait qui les animent. Mais, « tout vient à temps à qui sait attendre » et les paysans le savent bien. Pour l'heure, le défi c'est la Transat Jacques Vabre et le compte à rebours est bel et bien lancé : J-15. « Ce serait vraiment joli de remporter cette course, de rajouter cela à notre belle histoire en Multi50 et de lancer la suite en beauté », confie Lionel Lemonchois. Avec son jeune équipier Matthieu Souben, ils sont fin prêts et plus qu'impatients d'en découdre. Et, si pour le chef du bord, une transatlantique est presque devenu une formalité ; pour Matthieu Souben, ce sera une grande première. Reste qu'averti ou novice, un parcours de 5.323 milles du Havre à Puerto Limon au Costa Rica, ça se prépare. 

Ultimes préparatifs sur le Multi50 

Le trimaran Prince de Bretagne a passé quelques jours au sec fin septembre pour un dernier petit check-up : carène, antifouling, travaux d'esthétique et vérification de l'accastillage. Deux nouvelles voiles sont également venues embellir la garde robe du bord. « Le solent et la trinquette étaient sérieusement fatigués après les nombreuses heures passées à s'entraîner », explique Lionel. Perfectionniste, le skipper veut maintenant s'atteler aux tous derniers détails : « Il reste toujours des petits réglages à finaliser, nous devons notamment travailler sur le guindant de la grand voile et les réglages des nouvelles voiles. Et même si le temps est compté, il reste quelques navigations au programme pour parfaire les derniers ajustements. » 

Deux compétiteurs pressés d'en découdre 

Si le bateau est prêt, les hommes le sont aussi : « nous avons beaucoup navigué cette année avec Matthieu. L'essentiel du travail de préparation est fait, nous connaissons bien le bateau, ses réactions et ses exigences, la cohabitation se passe très bien. Je suis heureux de partir avec un partenaire comme Matthieu, il est compétent et pertinent. Il observe beaucoup, apprend vite et pose des questions judicieuses. C'est intéressant pour moi aussi. Nous, les vieux « loups de mer », on oublie parfois de se poser certaines questions… » Habitué de la course au large, Lionel Lemonchois n'en reste pas moins chatouillé par la fièvre de la compétition. 

Pour Matthieu, qui vivra sa première Route du Café, l'envie de partir est palpable. Pas d'appréhension, seulement de l'excitation : « Je dois avouer que ces derniers jours nous avons plus envie de goûter à la compétition que de nous entraîner. Le départ approche, et j'aimerais déjà être fin octobre. C'est ma première grande course et j'ai la chance de la faire avec un marin accompli dont l'expérience est précieuse. Je sais que je vais apprendre énormément durant cette traversée, l'impatience n'en est donc plus grande. » 

Mais avant de mettre les voiles, il reste quelques petites choses à faire : préparer les « valises », faire l'avitaillement en nourriture lyophilisée (le frais attendra le 29 octobre), minimiser le poids embarqué, vérifier la pharmacie, les éléments de sécurité… et aussi, mettre le « gros bateau » au chaud dans la base technique à Lorient. 

Après cela, le duo Prince de Bretagne partira en convoyage pour le Havre afin de rallier le bassin Paul Vatine à l'heure limite imposée par l'organisation de course. Largage des amarres prévu mercredi. « Ce sera un convoyage tranquille, l'idée c'est bien sûr de préserver le bateau, pas question de prendre des risques à quelques jours du départ ». Ces derniers milles à allure réduite seront les bienvenus pour les dernières mises au point avant de s'élancer à toute vitesse, en sens inverse, jusqu'au Costa-Rica, et enfin goûter à l'ivresse du grand large. 

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