 |
NOS MAGAZINES Dernières news  |
 |
|
|
|
|
|
|
|
|
 |
PUBLICITÉ |
 |
|
|
|
|
|
 |
PUBLICITÉ eBOUTIQUE |
 |
|
|
|
|
|
| |
 |
NEWS ET ARTICLES |
 |
 | |  | | Isabelle Joschke { 21/07/2010 } | |  | |  |
| Pour la troisième année consécutive, Isabelle Joschke (SYNERGIE) est aux pieds de cette montagne, considérée comme l'une des plus abruptes de la course au large. A ses côtés, 42 hommes et deux femmes qui ont déjà dépensé, comme elle, beaucoup d’énergie pour préparer cette ascension.
De la Normandie aux Asturies, de l’Espagne à Brest, puis de l’Irlande au Cotentin, au fil des quatre étapes et des 1.717 milles de cette 41ème édition, les marins auront de quoi exprimer toutes les formes de leur art. Des cailloux et des courants, des combats de coques au contact et des échappées au large, des journées de pétole sous le cagnard et des nuits les épaules rentrées dans le ciré trempé, cela fait 40 ans que ça dure, et la renommée de cette course est toute méritée.
La marche à suivre
Avant l’action, place à la réflexion. Les marins ont préparé ce qu’ils appellent un "road book". Ces fiches détaillées où ils décortiquent chacune des zones à traverser, les os à ronger, les pièges à éviter et les grands principes à suivre. "C’est un outil d’aide à la décision, surtout quand tu es fatiguée, que les conditions changent en permanence et que tu n’as que quelques minutes pour trancher," explique le skipper de SYNERGIE. "Tu y mets les grandes théories mais aussi des indications sur ton comportement, les moments où il faut aller dormir par exemple, parce qu’après il y a dix heures de "rase cailloux" qui t’attendent dans les courants. Rédiger son "road book", c’est aussi se mettre la course en tête, un peu comme préparer des antisèches te fait apprendre ta leçon. J’ai envie de passer à la pratique maintenant, de vivre la course pour savoir ce que je vais en retirer. Quand tu as bien préparé un coup et que tu le réussis en mer, c’est le bonheur."
La liberté de penser
Depuis la fin de La Solitaire 2009, c’est simple, Isabelle prépare l’édition 2010. Après avoir analysé ses forces et ses faiblesses, elle a navigué tout l’hiver et participé aux cinq courses d’avant saison. La navigatrice prend confiance dans ce métier difficile qu'est le Figaro, un support physique et souvent ingrat. « Je sais que l’on peut vivre de grandes déceptions sur La Solitaire et cela vaut pour tous les concurrents. Mon objectif est de rester sur la lignée de mon apprentissage, de profiter et de mettre en valeur ce que j’ai appris ces derniers mois. Je souhaite sentir que j’ai progressé, ce que j'éprouve depuis le début de la saison. D’année en année, je travaille des choses différentes. Je suis désormais plus sereine en vitesse comme dans les phases de contact. Ce sont des nouvelles bases sur lesquelles je souhaite m’appuyer pour revenir à mes fondamentaux comme ne pas oublier de faire ma route. En Figaro, on a vite tendance à se suivre les uns les autres, mais il faut aussi savoir faire ses choix et les assumer. » |
| | | |
|
 |
|
 |
|
|