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NEWS ET ARTICLES |
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 | |  | | Franck Cammas { 06/03/2010 } | |  | |  |
| Il en sera ainsi pendant quelques jours pour un équipage qui aime la bagarre...
Mer plate, soleil et températures en hausses : telles sont les conditions de navigation à bord de Groupama 3, autant dire le rêve pour tout navigateur. Mais pas suffisantes pour les dix marins qui attaquent leur 34ème jour de mer à la conquête du Trophée Jules Verne et qui rêvent aussi de sifflements, de vibrations carboniques, de gifles salées et de milles gagnés sur le concurrent virtuel.
« Vous tombez bien car, juste à l'instant, on a des conditions de navigation qui viennent de changer radicalement. C'est un phénomène connu vraiment intéressant et beau à voir : une transition océanographique de courant marin, un changement de température de 6° à 12° en une distance de 40 ou 50 milles. On a également eu une variation de la force du vent et de l'état de la mer très rapide ! La mer est assez plate, le vent s'est rétabli et on est à nouveau dans des vitesses connues par Groupama 3. Ce bateau est absolument magique, on a des lumières splendides de début de journée et un lever de soleil extraordinaire ! J'adore moments-là, c'est vraiment un plaisir ! » confiait Thomas Coville lors de la vacation quotidienne avec le PC Jules Verne Groupama.
Cap au nord-est, le maxi trimaran parvient cependant à limiter les effets d'une météo moins favorable grâce à des performances techniques et humaines remarquables. Techniques car Groupama 3 a justement été conçu pour être en mesure d'effectuer de belles navigations atlantiques en étant polyvalent, tant vent portant qu'au près et aussi dans des vents légers que par forte brise. Humainement car l'une des grandes forces de cette conquête tient à la qualité et à la complémentarité d'un équipage mature et passionné.
« Stève et moi sommes allés dans le flotteur bâbord hier pour inspecter le bateau et vérifier que sa structure était intègre. C'est le cas, il n'y a aucune avarie notoire ou visible sur le flotteur. On a été vigilants pendant toute la traversée du Pacifique. On n'a aucune avarie sur le bateau, les voiles sont comme au départ, juste un peu plus fatiguées, mais que ce soit sur les appendices, sur la coque, sur le mât ou en électronique on n'a rien à déplorer ! On est donc en permanence à 100% du bateau ! Ça doit satisfaire l'équipe à terre qui a passé des mois et des années à fiabiliser le bateau ! Ils peuvent être fiers ! La grosse qualité de Franck, c'est d'avoir réussi à s'entourer d'un sacré équipage et d'être allé chercher dans le monde anglo-saxon notre navigateur, Stan Honey. Je salue vraiment son ouverture parce qu'il a été très visionnaire ! »
Franchissant le cap Horn pour la septième fois, tant en solitaire qu'en équipage, Thomas ne considère pourtant pas que le plus difficile soit dans le sillage de Groupama 3 :
« Le Cap Horn, même pour les plus blasés, c'est toujours un très bon et très grand moment. Avant tout une transition importante, c'est un point de mire d'autant que cette fois il s'est fait attendre longtemps ! Maintenant on rentre dans une autre logique du parcours qui devient un contre la montre pour aller jusqu'au bout du projet de battre le record. Je garde un très bon souvenir de celui du passage de l'année dernière, mais c'était très différent. Là notre joie et notre émotion sont restées à bord, alors que l'an dernier je les avais partagées avec mon équipe à terre. A partir de maintenant la course contre la montre a commencé et maintenant on a dans la tête de gagner le record ! On a l'humilité de se dire que la remontée d'Orange était assez bonne. Pour autant, Groupama est un bateau véloce dans toutes les conditions et on a encore les cartes pour remporter ce Jules Verne. Mais, le temps passant, le temps qui s'écoule, comme dans un sablier, va devenir obsessionnel. Et ce sera difficile. » concluait Thomas.
Tableau de marche de Groupama 3
(départ le 31 janvier à 13h 55' 53" TU)
(Nombre de milles parcourus par rapport à la route optimale du Trophée Jules Verne)
Jour 1 (1er février 14h TU) : 500 milles (retard = 94 milles)
Jour 2 (2 février 14h TU) : 560 milles (avance = 3,5 milles)
Jour 3 (3 février 14h TU) : 535 milles (avance = 170 milles)
Jour 4 (4 février 14h TU) : 565 milles (avance = 245 milles)
Jour 5 (5 février 14h TU) : 656 milles (avance = 562 milles)
Jour 6 (6 février 14h TU) : 456 milles (avance = 620 milles)
Jour 7 (7 février 14h TU) : 430 milles (avance = 539 milles)
Jour 8 (8 février 14h TU) : 305 milles (avance = 456 milles)
Jour 9 (9 février 14h TU) : 436 milles (avance = 393 milles)
Jour 10 (10 février 14h TU) : 355 milles (avance = 272 milles)
Jour 11 (11 février 14h TU) : 267 milles (retard = 30 milles)
Jour 12 (12 février 14h TU) : 274 milles (retard = 385 milles)
Jour 13 (13 février 14h TU) : 719 milles (retard = 347 milles)
Jour 14 (14 février 14h TU) : 680 milles (retard = 288 milles)
Jour 15 (15 février 14h TU) : 651 milles (retard = 203 milles)
Jour 16 (16 février 14h TU) : 322 milles (retard = 375 milles)
Jour 17 (17 février 14h TU) : 425 milles (retard = 338 milles)
Jour 18 (18 février 14h TU) : 362 milles (retard = 433 milles)
Jour 19 (19 février 14h TU) : 726 milles (retard = 234 milles)
Jour 20 (20 février 14h TU) : 672 milles (retard = 211 milles)
Jour 21 (21 février 14h TU) : 584 milles (retard = 124 milles)
Jour 22 (22 février 14h TU) : 607 milles (retard = 137 milles)
Jour 23 (23 février 14h TU) : 702 milles (avance = 60 milles)
Jour 24 (24 février 14h TU) : 638 milles (avance = 208 milles)
Jour 25 (25 février 12h TU) : 712 milles (avance = 365 milles)
Jour 26 (26 février 14h TU) : 687 milles (avance = 430 milles)
Jour 27 (27 février 14h TU) : 797 milles (avance = 560 milles)
Jour 28 (28 février 14h TU) : 560 milles (avance = 517 milles)
Jour 29 (01 mars 14h TU) : 434 milles (avance = 268 milles)
Jour 30 (02 mars 14h TU) : 575 milles (avance = 184 milles)
Jour 31 (03 mars 14h TU) : 617 milles (avance = 291 milles)
Jour 32 (04 mars 14h TU) : 492 milles (avance = 248 milles)
Jour 33 (05 mars 14h TU) : 445 milles (avance = 150 milles)
Jour 34 (06 mars 14h TU) : 461 milles (avance = 58 milles)
Record WSSRC de l'équateur à l'équateur (par les 3 caps)
Orange 2 (2005) : 33j 16h 06'
L'équipage et l'organisation à bord de Groupama 3
• Quart n° 1 : Franck Cammas / Loïc Le Mignon / Jacques Caraës
• Quart n° 2 : Stève Ravussin / Thomas Coville / Bruno Jeanjean
• Quart n° 3 : Fred Le Peutrec / Lionel Lemonchois / Ronan Le Goff
• Navigateur hors quart : Stan Honey monte sur le pont pendant les manoeuvres
• Un quart sur le pont, un quart en stand-by prêt à manœuvrer, un quart de repos total
• Chaque quart dure trois heures sauf entre 12 et 18 heures TU ou ils ne durent que 2 heures
Le record à battre
Détenu depuis 2005 par Bruno Peyron sur Orange 2 en 50 jours 16 heures 20 minutes à 17,89 noeuds de moyenne. Étaient à bord : Lionel Lemonchois, Ronan Le Goff et Jacques Caraës. |
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